X
Discover

Les Aïnous De Hokkaido

DÉCOUVRIR: Les Aïnous de Hokkaido

Il existe deux cultures distinctes des populations indigènes au Japon qui résident sur les îles les plus au nord et les plus au sud de l’archipel. Au sud, l’île tropicale d’Okinawa abrite les Ryukyuans alors que l’île septentrionale glacée de Hokkaido est le territoire des Aïnous.

Les premiers arrivants au nord du Japon, en Sakhalin de Russie et dans les îles Kuril, il est fort possible que vous n’ayez jamais entendu parler d’eux, ce sont les Aïnous. Les chiffres officiels estiment la population des Aïnous au Japon à environ 25 000 mais la culture aïnou demeure presque inconnue, même au Japon. En 2008, les Aïnous ont été officiellement reconnus par le gouvernement japonais comme « population indigène avec une langue, une religion et une culture distinctes ». Aujourd’hui, la communauté native de Hokkaido continue à travailler d’arrache-pied afin de préserver l’héritage culturel à travers l’artisanat traditionnel ainsi que des coutumes et leur langue.

Continuez votre lecture pour une introduction à cette population cachée à Hokkaido.

Images: via tmurrayarts.com

image

Des chasseurs-cueilleurs

Traditionnellement, les Aïnous étaient des chasseurs-cueilleurs. Hokkaido, connue comme Ainu Moshiri ou « la terre des Aïnous » offre un environnement propice à la chasse, la cueillette et la pêche. Les Aïnous étaient armés de leurs arcs, flèches et lances empoisonnées jusqu’à ce que les japonais de l’île principale émigrent, déplaçant ainsi les indigènes et les forçant à pratiquer l’agriculture.

Image: Laura Liverani via the Guardian 

Une langue en voie d’extinction

La langue des Aïnous est classifiée comme isolat ce qui signifie qu’il s’agit d’une langue complètement unique, liée à aucune autre. Le nombre de personnes dont il s’agit de la langue maternelle est estimé à seulement 10, faisant d’elle une langue menacée. Toutefois, bien qu’elle soit presque éteinte, il y a un mouvement qui tend à revitaliser la langue, le nombre de personnes qui apprennent cette langue est en augmentation et ce, particulièrement à Hokkaido. La langue aïnou ne dispose d’aucun système indigène d’écriture faisant des Aïnous des maîtres de la narration. Utilisant la langue classique du Yukar ou « épopées héroïques », les contes sont liés aux mémoires et sont racontés pendant les rassemblements qui peuvent durer quelques heures comme plusieurs jours.

image

Les ours sacrés

Les Aïnous vénèrent la nature et pratique l’animisme qui se fondent sur la croyance en plusieurs esprits capables d’aider et d’entraver les intérêts des hommes. Les Aïnous pensent que tous les animaux sont des représentations du dieu de la terre. Bien qu’il y ait plusieurs dieux en qui les Aïnous croient, le plus important est Kim-un Kamuy, le dieu des ours et de la montagne. Dans la culture aïnou, l’ours est considéré comme sacré et influence l’un des rituels les plus importants : le Iotame. Les Aïnous pensent que dans la mort, après avoir bien traiter les ours dans leur vie, l’esprit du dieu ours veille sur la communauté.

Image: via kirokomade.com

image

Les cheveux et tatouages

L’un des principaux éléments distinctifs physiques chez les Aïnous sont les cheveux longs des hommes et les tatouages des femmes autour de leurs bouches. Les hommes arrêtent de se raser la barbe passé un certain âge, ils conservent une barbe épaisse et leurs cheveux atteignent leurs épaules. Une coutume pour les tatouages faciaux est le passage à l’âge adulte parmi les femmes Aïnous, en utilisant de la suie pour marquer leurs bouches, en commençant par un petit point sur la lèvre supérieure d’une fille qui s’approche de l’âge adulte.

Image: Via Alamy

image

Les vêtements

Les vêtements traditionnels aïnous sont fabriqués à partir de Nibutani « tissue d’écorce » tissé en utilisant un attush, les fibres sont tissées à partir de l’écorce intérieur d’ormes qui poussent près de la rivière Saru. Ces vêtements ressemblant à des kimonos affichent des motifs cousus distinctement et sont fabriqués par les femmes Aïnous, chaque pièce est conçue en prenant en considération la personne qui le portera. Les bijoux ornementaux et les coiffes sont aussi très importants dans les traditions aïnous, notamment le Sapanpe, une couronne en bois avec les dieux animaux sculptés portées par les hommes pendant les cérémonies.

Image: kimono via Helmn

Back to top
Generic selectors
Exact matches only
Search in title
Search in content
experience
page